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Le délestage empoisonne la vie quotidienne des Ivoiriens

Lumière d'une torche chine-toch pendant le délestage dans sous quartier d'Abobo

Depuis quelque moment on assiste comme bien d’autres ivoiriens  a une sorte de petit délestage dans certaines communes ou sous quartier d’Abidjan. Cette semaine les coupures intempestives d’électricité se sont accentuées sur l’ensemble du territoire national, ce qui commence a faire grand bruit dans les rues d’Abidjan et il ne se passe pas un seul jour sans qu’on nous parle de coupures intempestives d’électricité au pays des Éléphants. Mais pour certaines ivoiriens on commence à parler de plus en plus de crise énergétique au pays.

La Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE), en situation d’entreprise protégée, ne juge pas utile d’informer au préalable les usagers de ses interruptions de service, sans pour autant être rappelée à l’ordre ou inquiétée par le gouvernement ou les agences de régulation du secteur. La productivité des Ivoiriens est mise à mal par le déficit énergétique consécutif à la mauvaise gestion des ressources naturelles et énergétiques. On se souvient que déjà en 2010, les mêmes causes avaient provoqué le ralentissement de la productivité, et donc la diminution du travail dans les entreprises.

En 2012, les coupures répétitives d’électricité ont également des conséquences substantielles sur les PME et les ménages, qui ne peuvent pas exercer leurs activités professionnelles (tailleurs, coiffeurs, mécaniciens, soudeurs, restaurateurs, tenanciers de maquis etc.) et perdent leurs outils de travail et appareils ménagers, souvent endommagés par les modulations intempestives de tension. La perte de denrées alimentaires, abîmées pour cause d’interruption de la chaîne du froid, affecte également familles et commerces.

Cette crise énergétique gangrénant la qualité de vie des habitants et plusieurs activités économiques est mal gérée par le gouvernement, qui annonce pourtant tabler cette année sur une croissance économique de 8% pour soutenir ses réformes, alors que la réalité est reflétée par le taux de croissance négatif enregistré en 2011 (-5,8%), le sous-emploi et les mises en chômage en cascade qui se multiplient. Les Ivoiriens, enfermés dans la paupérisation, ont donc raison de s’inquiéter.

Source: L’intelligent d’Abidjan

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